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Entreprendre ICI à Drummondville-Interview: Le Nakama Thé

Le Nakama Thé est un commerce ayant pignon-sur-rues dans le centre-ville de Drummondville depuis 2015. Le Nakama Thé est, avant tout, un salon proposant des thés de haute qualité dans une atmosphère zen de type Japonais. Le salon offre du thé, des Bubble Tea et des produits d’importation de produits asiatiques de toutes sortes tel que les Pocky, les Mochis ou des variétés de bonbons asiatiques.

Le Nakama n’offre pas seulement une offre dite alimentaire et de breuvage. Ainsi, de nombreuses activités thématiques et sociales y sont aussi proposées tel que des soirées jeux vidéo. On y retrouve aussi des journées dédiées à la lecture de mangas ou à la création de pixel art. Voici donc, sans plus tarder, le quatrième opus de la série Entreprendre ICI à Drummondville avec Pascal Ocha :

IciDrummond: Si on recule à la mi-mars ou un peu avant au moment où on a entendu parler de Coronavirus plus sérieusement, les choses ont considérablement déboulées par la suite. Est-ce que tu avais vu la suite des événements venir ou cela t’a surpris ?

Pascal : On voyait que cela s’en venait dans la mesure que tout fermait peu à peu et cela devenait plus en plus difficile de rester ouvert. Il y avait aussi une certaine pression sur nos épaules, à savoir que pour plusieurs, rester ouvert était à matière de jugement. Tu veux être solidaire avec les autres qui ferment. Donc si tu restais ouvert tu n’étais pas solidaire. Il y avait cette vibe là que l’on ressentait. Cela dit, il y a les directives gouvernementales qui priment. On s’est fié sur ces directives et on les a respectés. Lorsqu’il y a eu le décret comme quoi nous devions fermer, nous avons fermé. J’ai attendu et on s’est adapté. Ensuite on a trouvé des solutions pour mieux se positionner dans tout cela. En tant qu’entrepreneur, il faut toujours se réinventer. Les événements m’ont fait réaliser que cela prenait un plan B. On ne peut pas prévoir une pandémie. Ce fut une situation qui fait beaucoup réfléchir.

IciDrummond: Parle-moi de ton parcours au tout début de la crise. À partir de la première semaine que tu as dû fermer temporairement tes portes, comment as-tu réagi face aux événements ?

Pascal: C’était un bon down sur le coup. Disons qu’on n’est pas habitué et que l’on n’est pas nécessairement préparé à être forcé de fermer précipitamment. En même temps, être entrepreneur nous fait souvent driver par l’adrénaline et on est toujours dans l’action. Donc, par la suite, cela a été une bonne occasion pour se ressourcer. J’ai pris un peu de temps de vacance au début. J’ai entamé temporairement un rythme de vie plus tranquille.

Je vis quand même bien avec tout ça dans la mesure que la situation me touche plus ou moins financièrement parlant. J’ai des couts minimes d’opération et cela est assurément salutaire. J’avais des réserves de liquidités et je ne m’étais pas embarqué dans des méga projets d’investissement. J’avais donc la chance d’avoir des réserves pour me permettre de survivre pendant cette période de crise.

IciDrummond: En termes de parenthèse, cela nous démontre à quel point il est important de conserver les flux de trésorerie et de ne pas seulement se servir des prêts en vue de faire expansion.

Pascal : Effectivement, cela peut être dangereux d’abuser des prêts. Les intérêts, cela peut tuer la santé financière d’une entreprise. Toutefois, chaque cas est différent. Le plus important est de ne pas vivre au-dessus de ses moyens. Il faut y penser à deux fois avant de s’endetter pour un paquet de raisons.

IciDrummond: Quel moyens as-tu entrepris pour conserver ta motivation et ton enthousiasme pendant cette période ?

Pascal : Dans les premières semaines, c’est certain que c’était un peu plus difficile. Je suis tombé en mode analyse. Je me suis demandé : Qu’est ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce qu’on ne peut pas faire ? J’ai attendu. J’ai observé l’évolution de la situation. Après deux semaines de confinement, après avoir pris du temps pour moi et après avoir bien fait état de la situation, je suis ensuite tombé en mode solution. Je suis tombé en mode productif.

IciDrummond: Quelles actions concrètes et innovantes as-tu posé pour rebondir et recibler les activités de votre entreprise au courant des dernières semaines ?

Pascal: On a remis de l’énergie dans le site en ligne. On va faire bientôt l’acquisition d’un véhicule lettré Nakama Thé. Les clients n’auront jamais eu autant de choix de bubble tea pouvant être livré à leur porte. Avant, j’étais très présent au commerce. Pendant ce moment de recul, ça m’a donné le temps de travailler davantage sur le web. Donc on a fait le possible pour s’adapter avec des stratégies intelligentes et innovatrices et on s’efforce d’utiliser les bons outils pour éviter de travailler en double. On est devenu encore plus actif sur le web. D’ailleurs, l’achalandage a considérablement augmenté sur le site. Toutes les nouvelles technologies telles que les transactions sans contact ou les commandes entièrement informatisés font aussi partie de ces améliorations.

IciDrummond: Comment vois-tu l’avenir en ce qui attrait de la manière de faire des affaires après la crise ? D’après toi, qu’est-ce qui risque de changer ?

Pascal : D’une certaine manière, certains vont parler de support à l’économie locale. C’est difficile pour moi d’aller entièrement en ce sens dans la mesure qu’on importe des produits asiatiques. On est dans la découverte. Chaque entreprise est comme un micro-organisme. Chaque entreprise est différente. Il semble évident qu’une majorité d’entreprises vont commencer à développer une plateforme web et développer de plus en plus sur des transactions sans contact entièrement informatisés. Cela risque de devenir une forte tendance lors de l’après-crise. Les panneaux en plexiglas et les autres mesures de protection dans les commerces risquent d’être là pour rester. On va rentrer assurément dans une période d’adaptation.

IciDrummond: Ce seront assurément des améliorations significatives en matière de sécurité sanitaire. Les Plexiglas sont déjà monnaie courante dans certains secteurs tel que les métros ou dans les grands centres urbains dans le monde. Le Japon est, entre autres, à citer en exemple. Le port du masque est aussi couramment utilisé en Asie par souci de bienveillance. Ce seront des améliorations pour se protéger tous et chacun.

Prochaine question : Quels ont été les nouveaux défis à relever à court terme dans le cadre de votre réouverture du 4 mai ?

Pascal : En premier lieu, un des gros défis repose sur l’objectif de faire respecter la distanciation sociale. Les choses tendent à se faire naturellement dans la mesure qu’une majorité de gens observent et respectent la distanciation sociale. Cependant, on n’a pas été habitué à cela. Il faut se donner des trucs pour bien indiquer les distances et être à l’affût des allées et venues tel que de autocollants ou des panneaux indicateurs. On veut agir avec bienveillance et protéger les gens. Donc, on désinfecte le plus possible et on fait tout ce qui est possible de faire pour que le commerce soit sécuritaire pour tous et chacun.

IciDrummond: Quel message positif pourriez-vous laisser aux autres entrepreneurs du centre-ville et aux propriétaires de petites entreprises ?

Pascal : Il a de très belles mesures qui ont été établies pour aider les entreprises. Il existe aussi de belles alternatives tel que la commercialisation et la vente en ligne pour faire des affaires. Je pense qu’il faut être confiant face à l’avenir et qu’il faut y croire. Je veux être positif mais je veux surtout être réaliste en ce sens. On ne peut pas juste dire ‘’ça va bien aller’’ en tant qu’entreprise. Le décorum n’est pas rose pour tout le monde. J’en connait qui risquent d’avoir certaines difficultés et je pense qu’il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. Les gens veulent encourager local et on a un paquet de ressources qui ont été mises en place en ce sens. Il faut voir le bon côté des choses malgré tout et il faut continuer d’avancer.

IciDrummond : Quel message positif ou quel message d’espoir pourrais-tu laisser à ta clientèle et à ceux qui vous supportent ?

Pascal : Il faut tous ensemble continuer à respecter la distanciation sociale pour le respect de tous. On collabore tous ensemble. C’est un gros travail en équipe : je pense aux gens qui travaillent à la maison, je pense aux entreprises, je pense aux industries. Il faut aussi tout particulièrement souligner le personnel catégorisé essentiel qui fait un travail de première ligne. On est encore là. On est motivé. Les clients nous motivent et nous écrivent beaucoup. On a vraiment un beau feedback de leur part et je pense que le message positif et que le message d’espoir est dans la clientèle. Ils sont le message d’espoir. On est là. C’est la communauté du Nakama Thé qui est là et c’est ce qui fait le charme et la beauté du mouvement.

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